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This blog presents my different wargames armies, after action reports, campaigns which I have run, some scenarios and a presentation of some of the different rules I play. The pages at the top of the blog contain historical information on the periods that interest me. They are an aid to my poor memory, and not in any way exhaustive nor necessarily correct. As I am an Englishman living in France, some pages are in English and others in French...sorry, I am too lazy to translate...

I hope this blog offers you much enjoyment and some inspiration !

vendredi 24 août 2012

La Geste d'Alexandre (à partir de 338)

LA GESTE D'ALEXANDRE

Avec mon camarade de jeu Stéphane, nous avons décidé de jouer la "Geste d'Alexandre" avec la règle Command & Colors Ancients. Je vous présenterai ici les comptes-rendus au fur et à mesur de nos batailles.


Chéronée (-338)

Nous commençons en -338; le père d'Alexandre, Philippe II, est encore en vie et engage l'armée macédonienne contre une coalition d'Athènes et de Thèbes. La victoire assurera à la Macédoine la domination sur la Grèce; la défaite, le retour à l'anonymité des ancêtres...

Le scénario est ici, sur le site de CC Ancients.



Philippe a préféré se concentrer sur des maneouvres d'harcèlement sur son flanc droit.  L'avancée imprudente des Hyspaspistes leur mit à portée des hoplites d'Athènes, qui n'en firent qu'une bouchée. Bien organisés, les contingents d'Athènes et de Thèbes firent leur jonction et avancèrent sur les phalanges.

Dans un accès d'impatience, ou de désespoir, Alexandre fit traverser la rivière à ses Compagnons, sous le nez de la Bande Sacrée. Les fiers cavaliers furent balayés et tués jusqu'au dernier. Seul Alexandre s'en échappa.



Le choc des phalanges résonna; les Grecs eurent l'avantage mais encaissèrent également de lourdes pertes. Les phalanges du flanc droit macédonien, encore intacts, se montrèrent ménaçant, obligeant les Grecs à engager à nouveau avec leurs fragiles taxeis.



Ils manquèrent d'un seul socle à infliger les 5 pertes ennemies requises. Grâce au riposte du dernier socle d'une phalange, Philippe II emporta la victoire ! Résultat 5 à 4.



La Granique (-334)

Victorieux à Chéronée, Philippe II est assassiné deux ans plus tard, laissant le trône à son fils. Alexandre dompte les cités grecques rebelles, ce qui lui permet de recruter des alliés parmi elles et de traverser le Hellespont pour 'libérer' l'Ionie. Les Perses réagissent lentement et mettent deux mois à rassembler une armée. En l'absence de Darius, ses Satrapes bloquent l'avance macédonienne dans le Troade, sur les rives du Granique. Le scénario est ici.



La cavalerie perse veut ralentir l'ennemi pour laisser aux fantassins le loisir de déployer. Hélas, ils se réplient sous les traits adverses (la cavalerie n'a que 3 points de vie, une seule touche au tir leur fragilise).



A droite, Alexandre franchit la fleuve avec les Compagnons; les xystophoroi s'acharnent sur l'aile gauche de l'infanterie perse.  Tout en cédant du terrain à gauche, les Perses basculent leurs cavaliers à droite et font monter les mercenaires grecs sur la colline.



Le gros de l'armée macédonienne traverse le fleuve. La situation des Asiatiques paraît grave. C'est alors que les Compagnons perdent deux socles, l'un contre des sparabara, l'autre contre des javeliniers libyens. Les Perses saissisent l'occasion : une "Charge Montée" permet aux cavaliers bactrianes de les achever.

Sans cavalerie dorénavant, Alexandre se voit obligé de lancer ses phalanges contre les hoplites Grecs. Ils remportent un premier succès, mais la cavalerie perse, qui attend cette occasion, s'infiltre parmi les phalanges et les prend de dos. Les pertes sont effroyables...mais insuffisants, à 1 socle près ! Les phalanges peuvent ensuite réagir, ce qui met fin à la résistance asiatique.



Une victoire pyrrhique pour Alexandre, 6 à 5.


Issus (-333)

Pendant l'hiver qui suit la Granique, Darius parvient à rassembler son armée. Il rencontre Alexandre à proximité de la Golfe d'Issus, à la joncture de la Turquie et la Syrie moderne.

Le scénario est ici.



En termes de points et de dés de combat, les Perses ont un très léger avantage; le commandement macédonien, cependant, les écrase par sa supériorité (6 cartes, 3 généraux,...)

Malgré quelques tentatives par les Perses de le distraire sur sa droite, Alexandre décide d'engager massivement les phalanges.  Les Perses envoient les unités comme il le peuvent; le premier attaque, par deux taxeis d'hoplites, se solde par des pertes de tous les côtés. Une unité d'hoplites encaisse un jet de 5 drapeaux et recule au-delà du bord de table !





Darius est déterminé de réduire le premier tête de pont. Il envoie ses chars lourds au combat, ce qui a pour résultat d'éliminer une phalange entière. La poursuite a placé les chars sur le dos d'une deuxième phalange, qui a encaissé aussi de lourdes pertes.

Les chars ont été détruit par les Compagnons, Darius s'échappa de peu de la colère du roi macédonien. 



L'avance des phalanges est inexorable et les premiers unités de sparabara tombent. Darius ne lâche pas l'affaire et mène sa cavalerie indienne au combat. Une autre phalange, prise en tenaille, est détruite.
Alexandre a maintenant perdu quatre de ses cinq phalanges, et la dernière ne compte qu'un seul socle. Darius croit saisir la victoire, mais c'est sans compter avec les Compagnons. Les feroces cavaliers, aidés par un "Choc de boucliers" emportent la ligne perse dans leur élan.



Victoire pour Alexandre, 7 à 4. Une partie plus serrée que le résultat finale fait croire. Les phalanges ont essuyé des pertes énormes mais grâce à eux, les Perses étaient en permanence sous pression. Ils n'ont pas pu bénéficier de leurs arcs et les Compagnons ont su exploiter les brèches dans les rangs ennemis pour mettre les Perses en déroute.



Guagamèle (-331)




Après avoir remporté la bataille de Granique et d'Issos, Alexandre marche maintenant sur le nord de l'Irak, à la rencontre de Darius III. L'affrontement prendra place dans la plaine de Gaugamèles.



Le joueur Perse aura à sa disposition 4 cartes de commandement afin de faire manoeuvrer ses troupes, Alexandre 6.


Le bloc principal de phalange Macédonienne se situe dans le corps central, flanqué de part et d'autre de cavaleries moyennes et légères.




Darius III dispose d'une armée plus mobile, basée sur de l'infanterie et de la cavalerie légère/moyenne, couplée à 2 chars lourds. Cerise sur le gâteau, un éléphant au centre du dispositif.




La bataille s'engage, avec un avancement du bloc de phalangistes, sur deux rangs.




Darius prend le contrôle des "Immortels"




Après quelques échanges de tirs, un char lourd prendra un pas de perte.  Les chars n'ont, au final, joué aucun rôle décisif dans la bataille.




Les frondeurs taquineront en vain l'éléphant adverse.  La créature s'est avéré assez inefficace, malgré une belle opportunité.



Le combat se déroulera principalement sur les ailes, avec de vives chocs entre les cavaleries. Alexandre a conduit une charge sur le flanc droit.  Celle-ci balaya la cavalerie adverse, mais les Compagnons furent coupés de leur armée par l'infanterie perse et grecque.  Ses Compagnons décimés, Alexandre mourut sur la lance d'un mercenaire grec.




Au final, victoire Perse. L'histoire est réécrite.  Des chefs macédoniens, seul Cratère survit pour rentrer au pays.  Quelle direction prendra l'histoire, à la fin de cette geste ludique de (feu) Alexandre ?




Un grand merci à Stéphane pour toutes ces agréables parties de figurines.



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